Affaire Bygmalion-France Télévisions: Michel Sapin voit rouge – L’Express

Dilapidation de fonds publiques et arrosage d’une société de conseil : le ministre  des Finances, Michel sapin, a piqué une belle colère en début de semaine, scandalisé par les révélations en chaine concernant les liens entre France Télévisions et Bygmalion. Car jour après jour, ce qui semblait en avril dernier, lors des premières investigations du juge Renaud Van Ruymbeke, n’être « que » l’affaire de deux contrats isolés passés par le groupe présidé par Rémy Pflimlin à l’ancienne société de Bastien Millot, prend aujourd’hui l’allure d’une véritable cash-machine.

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Bastien Millot et Rémy Pflimlin : jamais deux contrats sans trois – Libération

L’autre affaire Bygmalion , qui met en lumière plusieurs contrats signés entre l’ancienne et l’actuelle présidence de France Télévisions avec la société de Bastien Millot, proche de Jean-François Copé, est à tiroirs. Dans son édition de ce mercredi, le Canard enchaîné révèle l’existence d’un autre contrat, de 180 000 euros, signé sous la présidence de Rémy Pflimlin.

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Carolis déraciné – Libération

Mis en examen pour «favoritisme» et soupçonné d’avoir touché de l’argent en retour, l’ex-président de France Télévisions a été suspendu de l’antenne par son successeur, Rémy Pflimlin.

«Passion patrimoine.» Forcément, l’intitulé de la collection des Racines et des ailes que Patrick de Carolis présentait encore mercredi sur France 3 peut prêter à sourire quand on sait le bain de soupçons dans lequel l’affaire Bygmalion a plongé l’ancien président de France Télévisions. Oui, l’affaire Bygmalion, du moins l’autre affaire mais qui, tant dans son volet UMP que France Télévisions, aboutit au même dégommage VIP : après celui de Jean-François Copé, c’est au tour de Patrick de Carolis….

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Carolis suspend son activité sur France 3 – Lemonde.fr

 

L’ancien président-directeur général de France Télévisions Patrick de Carolis, récemment mis en examen pour « favoritisme » dans l’enquête sur des contrats passés entre le groupe audiovisuel et la société de communication Bygmalion en 2008, a annoncé, jeudi 5 juin, qu’il suspendait son activé sur l’antenne de France 3.

« Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activé à l’antenne de France 3 le temps de défendre mon honneur. »

« Je ne renouvellerai donc pas mon contrat de présentateur de “Des racines et des ailes”, émission que j’ai créée en 1997, et interromprai la production et la présentation du magazine “Le Grand Tour” à la fin de l’année », écrit M. de Carolis, qui a dirigé le groupe public de 2005 à 2010. Il explique que cette décision, motivée « par le profond respect » qu’il porte aux téléspectateurs et au service public, a été prise en concertation avec France Télévisions.

FRAIS DE CAMPAGNE DE NICOLAS SARKOZY

L’information judiciaire porte sur des contrats passés par France Télévisions avec plusieurs sociétés. A partir de 2008, le groupe présidé par Patrick de Carolis avait notamment signé des contrats avec Bygmalion, la société fondée par Bastien Millot, lui aussi mis en examen le 11 avril.

L’ancien dirigeant de Bygmalion a été jusqu’en 2008 directeur délégué de la stratégie à France Télévisions, auprès de Patrick de Carolis, d’où les soupçons de favoritisme. M. Millot avait pris un congé sabbatique en 2008, suivi d’un congé pour création d’entreprise, avant de quitter définitivement France Télévisions en 2010.

De l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy aux hommes de l’ombre chargés d’organiser sa campagne présidentielle en 2012, l’affaire Bygmalion implique une myriade d’acteurs, avec au centre de la toile le président déchu de l’UMP Jean-François Copé.

Fondée par des proches de M. Copé, Bygmalion a pour filiale Event&Cie, qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance en raison des montants astronomiques qu’elle a facturés à l’UMP et au président candidat en 2012.

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Réagissant au communiqué de Patrick de Carolis, Véronique Marchand, secrétaire générale du SNJ-CGT de France Télévisions s’est félicitée de sa décision.

« Dans le doute, Carolis s’abstient, c’est le moins qu’on pouvait attendre. Il aurait pu y penser bien avant. Le service public a trop servi de vache à lait à des producteurs privés depuis le dévoiement des décrets Tasca [qui obligent les chaînes à dépenser une part de leur chiffre d’affaires dans des commandes à des producteurs indépendants]. On dénonce l’opacité depuis longtemps, la transparence doit être la règle.

Pour le SNJ-CGT, que l’ex-patron de FTV continue avec sa boîte privée à produire et présenter pour une émission de grande écoute de la chaîne qu’il a dirigée posait problème.

De plus, en ces temps troublés par le populisme, le service public doit être particulièrement vertueux.
On attend plus que jamais que la direction de France Télévisions, que la CGT a interpellée, s’exprime dans cette affaire. »

 

De son côté, Raoul Advocat, l’un des délégués centraux du Syndicat national des journalistes (SNJ) regrette qu’il ait fallu « plus d’un mois (…) pour qu’il y ait une réaction de l’entreprise ».

 

« Au-delà du cas de Carolis, cela pose la question d’un système relativement pervers, avec des animateurs producteurs et beaucoup de contenus produits en externe. Il y a un mélange des genres entre service public et entreprises privées, cela peut favoriser ce type de dérives. Peut-être aurait-il fallu adapter les décrets Tasca ou s’interroger sur le système actuel, qui pose problème. »