Toujours penser à demain..

Bien sûr que ce titre m’est venu comme une obligation psychologique ! Le moment est critique rien qu’en écoutant les SOS des professions de santé ! Vous rendez vous compte de cette phrase ? Le SOS des professions de santé ! Déjà entendu en période de crise sociale, mais là en pleine crise sanitaire c’est beaucoup plus grave encore, effrayant même. Comparaison n’est pas raison, mais cela me renvoie à l’un de mes souvenirs professionnels, au cœur de l’été 2003 et de la canicule. Des appels à l’aide d’une part et un ministre de la santé dans son jardin de l’autre…On parlait de l’isolement des plus faibles, des EHPAD démunis,et de professionnels de santé qui une fois de plus étaient en première ligne; Ceci est un peu caricatural, certes mais les points de convergences sont nombreux, 17 ans après…

Alors en écoutant, en regardant tout cela, je réfléchis aussi à ce que doit être ma profession au cœur de ces vagues d’incompréhension, de douleur, de panique et de déchirements. Je pense qu’il est important bien sûr d’informer, je l’ai déjà écrit ici. Mais comment ? C’est là qu’il faudra, tout au long de cette crise, retenir quelques leçons, et ne pas faire comme si tout était comme avant…Comme souvent, on ne retient pas grand chose des grandes crises, au regard du traitement journalistique. Je ne parle pas ici spécifiquement de France Télévisions, mais en général il est vrai que certains travers se retrouvent un peu partout, après avoir juré ne plus les reproduire, traumatisme après traumatisme. La situation est assez grave pour ne pas décréter, mais il n’est jamais trop tôt pour réclamer une réelle réflexion sur le traitement à l’antenne, d’une telle crise sanitaire, et des conséquences, à la fois pour ceux qui nous regardent mais aussi pour nous en interne au cœur des rédactions. Et souvent dans ce genre d’événements, les débats collectifs ne sont pas particulièrement encouragés par ceux qui nous dirigent….On verra après…Ce temps sera pourtant bientôt encore plus nécessaire, si nous entrons ce soir ou plus tard dans une nouvelle longue phase de confinement. A suivre ici donc, si mes réflexions vous intéressent.

En attendant une dernière information pour aujourd’hui. Demain j’envoie mon dossier de candidature au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Il  y sera bien sûr question d’éthique et de déontologie au cœur de l’information. En cadeau et en exclusivité ,le préambule de ce projet stratégique.

A bientôt

 

Préambule

Un autre monde…

Il y’a 6 ans je me lançais déjà dans cette aventure. Tout avait commencé par une tribune dans le journal Libération. Par la suite, tout au long des mois de campagne, une triste impression. Celle que la démarche d’un salarié briguant un tel poste, pour défendre ses idées et sa vision du Service Public, ne pouvait être sérieuse pour une bonne partie de la presse spécialisée. Mais au lieu de l’écrire, au lieu de critiquer même, il était à priori plus simple de taire la chose, de ne même pas faire le minimum, c’est à dire informer. Préciser juste que j’étais candidat! Surtout qu’en 2015 le président du CSA avait choisi l’opacité comme principe. On a évoqué le nombre de 33 candidats, alors qu’en fait encore aujourd’hui on ne sait pas réellement qui l’était ou pas, à part 5 ou 6, dont moi. J’étais seul sur le terrain de la totale transparence, en publiant sur ce blog déjà, mes éléments du projet définitif. Vous pouvez d’ailleurs le vérifier, car volontairement j’ai tout laissé en ligne !

Mais non, black out sur le clown, le journaliste de terrain,  le syndicaliste, le salarié, le gueux, qui ose défier les présidents qui veulent rester président en changeant juste d’entreprise. C’est ce message qu’une partie de la presse spécialisée me renvoyait à l’époque, et c’est totalement injuste, et surtout pas du tout professionnel !

5 ans plus tard , janvier 2020, j’apprends, alors que je suis en reportage pour les municipales à Grenoble, que Delphine Ernotte est candidate à un nouveau mandat. Pas une surprise ! Alors j’appelle mon contact à l’AFP, et fort logiquement il prend l’information en note et publie très rapidement une dépêche, ajoutant ma candidature à celle de l’actuelle présidente. Jusque là tout va bien. Le soir même, comme le lendemain, sur le web ou dans les kiosques certains journaux s’étaient bien gardés d’ajouter ma candidature à celle de Delphine Ernotte. Pas de problème de bouclage , non sur le web , pas de problème de bouclage, rangez vos arguments d’une autre époque. C’était purement et simplement une censure, autocensure, pression , je ne sais pas, mais il ne fallait pas que le saltimbanque trouve sa place dans certaines colonnes, pour ne pas déranger l’acte de candidature de la PDG sortante. Dernier acte enfin, dans le Parisien tout récemment, non seulement ma démarche n’a pas d’écho, mais en plus l’article précise que la seule candidature sérieuse est celle de Delphine Ernotte. La belle affaire.

Une précision malgré tout le président actuel du CSA avait eu lui,  la délicatesse de citer mon nom au cours de l’émission « Quotidien ». Information que n’avait apparemment pas les animateurs sur le plateau.

Sans doute cela est anecdotique , mais cela en dit bien long, sur ce rapport au pouvoir confisqué, et sur les complicités qui vont avec ! Notre chance aujourd’hui pouvoir se parler en direct , sur ce blog.

 

Merci de m’avoir lu…A bientôt

Un projet en plein chaos…

Quelques moments de relecture, de mise en page, et nous y voilà. J’ai fini le projet que je dois rendre bientôt au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Certes en slalomant entre les tristes informations d’une pandémie qui angoisse chacun de nous , au plus près de nos foyers, nos amis, en France , en Italie ,en Espagne , partout en Europe, dans le monde entier. Mais il fallait aussi que j’arrive à me projeter. Notre métier c’est informer et dans ces conditions , une bonne nouvelle de temps en temps n’est toujours pas au programme. Il fallait donc l’espace de quelques séances de réflexion ,s’extirper de la vague qui nous affecte, ce virus qui sème la mort, un peu partout..Alors j’ai décidé d’avancer, de poser mes idées pour une vision de ce que devrait être pour moi le groupe auquel j’appartiens depuis si longtemps. J’ai repris mon projet de 2015 en partie,  mais en partie seulement , car le monde de l’audiovisuel a changé en 5 ans. Les détails vous les lirez bientôt. Si je suis retenu pour l’audition au milieu du mois d’avril, le CSA publiera ce projet.

Diriger une entreprise dans les conditions que nous connaissons aujourd’hui c’est compliqué. Je l’écrivais hier, il faut trouver l’équilibre entre informer et protéger ceux qui travaillent sur le terrain , dans les différents sites à Paris, en régions, dans les implantations ultramarines, et emmener avec soi tous ceux qui collaborent aussi en télétravail depuis lundi dernier. Complexe et essentiel , de ne pas, dans ces situations, imaginer tout savoir, tout comprendre, et en fin de compte, mal écouter ses équipes , mal jauger, et finalement mal décider. Ceci est valable en temps normal, pas besoin d’attendre une crise de ce type pour asseoir les bases d’un nouveau pacte de gouvernance que je définis dans mon projet. Bien sûr, dans ce document que je viens de finir de rédiger, je n’aborde pas la gestion de la crise sanitaire au sein de France Télévisions. Ce serait déplacé, maladroit et ce n’est pas le but poursuivi. Mais à travers certaines propositions, vous pourrez y trouver des nouvelles clés de contact avec les salariés, au-delà de textes qui ont participé à abîmer le dialogue social, les fameuses « ordonnances » Macron !

Voilà, ces quelques mots avaient un seul but, vous dire que j’étais donc fin prêt pour envoyer dans quelques jours, mes quelques 65 pages au CSA.

A bientôt, et soyez prudents en restant chez vous tant que possible.

Une candidature confinée

Je suis candidat à la Présidence de France Télévisions.Bien sûr cela est anecdotique , mais doit -on pour autant tout mettre sous cloche ? 

En pleine pandémie, nous sommes toutes et tous dans des situations différentes. Confinés avec vos enfants scolarisés , en télétravail , ou sur vos terrains de compétences respectives. Avant tout évidemment , un hommage appuyé à celles et ceux qui luttent pour soigner, sauver des vies, trop souvent oubliés par ceux qui nous dirigent. La santé n’est pas une marchandise, ni un mathématique regard sur le  nombre de lits ! On le voit bien tristement aujourd’hui , ces politiques étaient des impasses . Et même si l’actuel Président de la République nous dit que rien ne sera plus comme avant, en attendant le mal est fait.

Je pense aussi à mes consœurs, confrères et collègues de France Télévisions, qui ont comme moi cette mission de Service Public chevillée au corps .Informer oui c’est notre mission , mais celle de notre employeur est aussi de nous protéger.Sans polémiquer outre mesure, nous avons ,avec l’organisation syndicale à laquelle j’appartiens  (Syndicat National des journalistes), demandé que toutes les précautions possibles soient prises pour les salariés du groupe . Et à cet instant le compte n’y est pas. Certes c’est particulièrement compliqué à gérer, à l’instar d’un gouvernement qui aujourd’hui semble changer de pied chaque jour. Mais informer le public ne pourra se faire au prix de notre santé .Les choses s’améliorent , ici ou là .Nous essayons de nous faire entendre en proposant des systèmes de collaboration sans contact entre salariés ( montage, mixage), mais pour le reportage cela reste très difficile à adapter. Quid des masques en reportage ? Mais qui en a d’ailleurs , surtout quand on entend les plaintes justifiées du personnel soignant ?Enfin on avance comme on peut , en espérant pouvoir continuer notre travail de la manière la moins dégradée qui soit, mais en conciliant cela avec notre santé. Nos téléspectateurs ont besoin de cette information et la question qui nous traverse est simple ! Risquons-nous de contaminer par notre activité , risquons-nous  aussi d’être contaminés en faisant notre travail et ainsi de suite ?

Lorsque j’écrivais au début qu’on ne peut pas tout mettre sous cloche, vous l’avez compris je reste candidat à la présidence de France Télévisions. Le dépôt qui se fera par mail , Covid-19 oblige, est prévu me concernant dans les prochains jours. Nous verrons par la suite si le Conseil supérieur de l’Audiovisuel change ou non le calendrier , mais à cet instant précis , tout reste installé comme prévu.Fin de l’envoi des projets le 2 avril , auditions autour du 20 avril , et décision le 5 mai au maximum.

Je suis prêt , et vous en saurez plus ici ces prochains jours , le temps de finaliser contenu et mise en page, et je pourrais alors publier des éléments de ce programme, comme je l’avais fait il y’a 5 ans déjà.

 

A très vite alors , et soyez toutes et tous très prudents et vigilants. Restons chez nous tant que cela est possible.Ce sont les quelques exceptions qui confirment cette règle de notre vivre ensemble, pendant cette crise sanitaire .

Lettre ouverte à François Hollande

Le billet du jour est en quelque sorte une lettre ouverte au Président de la République. Avec léger flash-back pour commencer. Nous sommes en janvier 2008, le locataire de l’Élysée venait d’annoncer la suppression de la publicité après 20 heures sur les chaines publiques. Quelques jours après, dans le cadre de mon travail, je couvre les vœux à la presse du premier secrétaire du Parti Socialiste de l’époque. Pendant la conférence de presse, post discours, je lui pose une question en situant le contexte de l’annonce présidentielle des jours précédents. En quelques mots, quelle est votre vision de la télévision publique dans sa relation avec sa tutelle ? Il me répond en critiquant d’abord l’annonce de Nicolas Sarkozy et entame un plaidoyer pour un service public fort, indépendant avec des moyens à la hauteur de ses ambitions. Un contraste alors avec l’affaiblissement organisé par celui qui avait été élu en 2007. 4 ans plus tard, le premier des socialistes de l’époque devenait à son tour Président de la République. Oui c’était bel et bien François Hollande qui m’avait vanté en quelques mots ce service public fort, indépendant et avec des moyens à la hauteur de ses ambitions. Mais nous y voilà , monsieur le Président. Au delà de quelques augmentations de redevance, où sont les moyens que vous défendiez alors dans l’opposition ? Certes en terme d’indépendance vous avez changé le mode de nomination des PDG de l’audiovisuel public , et c’est bien là que je voulais en venir. La loi qui donne ce pouvoir au CSA a accouché d’un grand moment d’opacité. Pour encourager des patrons du privé , l’anonymat et le secret sont rois. Le grand débat autour de la télévision publique n’aura donc pas lieu. Le projet contre projet est impossible puisqu’on ne connait même pas les candidats encore vraiment en lice. Trouvez vous cela satisfaisant ? Au même moment où dit-on, fort mécontent de l’élimination de Madame Saragosse, vous tenteriez de peser sur le choix des conseillers du CSA. Quel gâchis une fois de plus, quel rendez vous manqué pour France Télévisions. Nous ne connaissons toujours pas la réalité du projet de la tutelle, empêtrée dans des injonctions contradictoires permanentes et encore plus après la remise du rapport de Marc Schwartz. Le chemin de l’ambition c’était son titre, un chemin du renoncement selon moi. Un seul exemple pour illustrer le tout. La ministre Fleur Pellerin , en pleine crise à Radio France, rejetait comme son PDG, l’idée de la fusion des rédactions, nouvelle marotte de la Cour des Comptes. Pas touche au pluralisme disaient en chœur la politique et le dirigeant. Mais en même temps vous laissez, sans répondre à nos alertes, fusionner les rédactions nationales de France 2 et France 3, alors que la question du pluralisme se pose ici tout autant. Alors bien sur, personne ici, et surtout pas moi, n’appelle à l’ingérence , mais une tutelle ça sert à quoi ? Jeudi parait-il le CSA aura fait son choix pour diriger France Télévisions. On connaitra alors peut-être enfin sur quel projet il s’est basé pour désigner. A moins que ce ne soit qu’un casting sur C.V , un concours de beauté , ou pire encore un bras de fer entre vous et le président du CSA. Un combat ridicule et qui pourrez faire une victime de taille , en l’occurrence France Télévisions. Une entreprise déjà bien affaiblie par 10 ans d’errance, par une succession d’erreurs stratégiques, par un dialogue social inexistant, et par des réformes empilées qui n’ont comme résultat aujourd’hui que la fatigue des troupes dans une entreprise véritable usine à burn-out. Mais de tout cela on ne parlera pas , puisque tout ce que je portais tout au long de ma campagne s’est cogné aux vitres opaques des auditions. Mais au delà de ma démarche, le CSA a sans doute fait une grave erreur en n’écoutant pas ce qu’un représentant des salariés pouvait avoir à lui dire sur l’état de l’entreprise aujourd’hui. Même si les candidats auditionnés aujourd’hui et demain ont de beaux projets pour l’avenir de France Télévisions, ils doivent avant tout connaître la réalité de la situation. Le vainqueur de ce faux combat ne pourra pas réussir en sortant de ses cartons une nouvelle réforme sans objectif, sans sens et sans chercher l’adhésion du plus grand nombre. Les salariés en souffrent trop depuis des lustres, mais ça personne ne s’en soucie, pas plus au château, que  rue de Valois, où qu’au  CSA. Cette parole, je la porte avec d’autres, et nous la porterons au delà d’une nomination d’ores et déjà contestée parce que d’ores et déjà contestable quant au processus qui guide ce choix. Voilà monsieur le Président ce qu’un ex candidat voulait vous écrire. Un ex candidat qui n’est pas un professionnel des candidatures, contrairement à beaucoup d’autres dans cette affaire. Mais vouloir diriger France Télévisions n’est pas juste une ligne de plus qu’on veut ajouter à un CV. C’est une ambition pour nourrir un projet et pas l’inverse. Espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard…

Opaque au balcon !!!

Maintenant c’est officiel, on ne connait toujours pas vraiment qui sera auditionné par le CSA , la semaine prochaine. Maintenant c’est officiel donc, cette procédure est d’une opacité scandaleuse. Aucune rancœur dans ces lignes non, puisque j’ai passé une grande partie de ma campagne à lutter pour la transparence, il est normal que je continue à en dénoncer les travers.J’ai reçu à titre personnel, un mail très impersonnel, qui en quelques lignes m’annonce que ma candidature n’a pas été retenue. C’est tout, circulez y’a rien à expliquer. Et pareil pour les autres recalés. Quant aux retenus , mystère, même si quelques journalistes dont ceux de « Télé 7 Jours » disent avoir la liste précise des auditionnés, tout en spécifiant que peut-être elle est incomplète. On croit rêver !! Le CSA est en train de choisir le patron d’une entreprise de 10000 personnes, financée en partie par l’argent des contribuables et voilà qu’il  s’en fout royalement. Tout ça pour attirer des grands patrons du privé, qui trouvaient dans l’anonymat la possibilité de concourir sans déstabiliser leur entreprise. Tu parles !!! Hier on nous disait que Marie-Christine Saragosse et Emmanuel Hoog étaient éliminés pour ne pas déstabiliser le service public, mais dans le même temps le CSA conserve Rémy Pflimlin , alors qu’il est clair que sa sortie est proche. Ensuite pas une information sur Madame Orange comme on l’appelle déjà dans les couloirs de France Télévisions. Est-elle vraiment dans la short-list et surtout avec quel projet ? Car c’est bien cela le vrai souci, au delà des noms et des procès d’intention, c’est bien l’absence totale de transparence sur les projets sélectionnés qui pose problème.Mais là, opacité quand tu nous tiens, on ne saura rien, et même en interne l’actuel PDG ne daigne pas dire mot à ses salariés sur son projet futur si il était maintenu à son poste.

Après il y’a ma candidature. Je ne suis pas le mieux placé pour commenter son rejet. Mais franchement, le CSA n’a t-il pas compris qu’en ne m’auditionnant pas, il lui donnait un écho encore plus grand ? Car depuis hier, les témoignages de sympathie sont très nombreux. En interne, bien sur que cela est ressenti comme une injustice, comme une procédure interdite aux gueux, aux salariés, à ceux qui font cette télévision publique. Depuis le 22 mai 2014, j’ai expliqué ma démarche, élaboré un projet, communiqué à chaque étape, entraîné des gens avec moi. Le tout pour que la parole des salariés pèsent dans ce débat qui n’a jamais été ouvert, celui de l’avenir de la télévision publique. Je ne suis pas déçu , il fallait s’attendre à ce choix de classe, oui je n’ai pas peur des mots, c’est un choix de classe, mais pas une décision très classe. A titre personnel, peu importe, je reste journaliste à France Télévisions, syndicaliste au SNJ et je serai bientôt en face à face avec le désigné de ces prochains jours. Mon combat continue, il n’a pas commencé avec cette candidature et ne s’arrêtera pas avec cet épisode. Mais j’avoue que pour tous ceux qui m’ont apporté leur soutien, qui trouvaient une voix pour porter la leur, je suis triste. Triste que ce système fermé, entre gens de bonne compagnie, ne se rende pas compte qu’il creuse tous les fossés possibles qui rendent les dialogues impossibles.Je le dis clairement, sans peur , sans animosité,  au prochain président de France Télévisions, vous ne ferez rien sans notre adhésion. Et je ne parle pas ici de la mienne mais bien de celle de  l’ensemble des salariés. Cette nomination fruit de l’opacité ne supportera pas longtemps la lumière du réel, et nous serons là pour vous le rappeler à chaque pas de votre futur mandat… Ce n’est pas une menace , c’est une promesse.

Un cliché pour un candidat (42)

Aujourd’hui France Télévisions fait ses comptes, et sans entrer dans les détails, ce sera mieux que si c’était pire résume parfaitement la situation financière du groupe. Déficitaire pour la deuxième année consécutive, le groupe ne va pas être facile à gouverner, mais ça on le savait. Des solutions internes il y’en a et bien différentes de celles utilisées jusque là. Les plans de départs successifs par exemple sont des erreurs stratégiques. Le premier autour des retraites anticipées n’a pas réduit la masse salariale comme la direction le recherchait puisqu’elle avait pensé « âge » et pas « poste ». Du coup il a fallu remplacer bon nombre de retraités et en plus certains sont revenus en CDD pendant plus d’un an..Cocasse…Quant au plan dit de « départ volontaire », il a coûté cher pour permettre à des cadres +++ de partir avec un bon pactole et à coté de cela on a fermé des secteurs entiers d’activité comme le « sous-titrage » ou la rédaction tournée vers l’Afrique , l’AITV..Donc effet d’aubaine pour les uns et cœur de métier abîmé et détruit pour les autres.

Bien sur que la situation financière du groupe est aussi liée au désengagement de l’Etat depuis l’idée fulgurante d’un ancien président de la république. La suppression de la publicité après 20H n’avait de sens que si elle était compensée à l’euro près .CQFD !!! Cela n’a jamais été réellement prévu et les difficultés sont là , et ne vont cesser d’obliger les futurs dirigeants à imaginer la réalisation d’injonctions contradictoires. Mieux avec moins , en espérant déjà qu’on puisse faire différent avec un peu plus.

Sinon les informations se font plus précises du coté du CSA, l’écrémage des candidatures a commencé…Pas de quoi interrompre la campagne textile…

Merci Farida !!!

Merci Farida !!!

Un cliché pour un candidat (41)

La période est un peu spéciale. A l’heure où tout le monde parle des déclarations d’impôts qui doivent arriver par courrier, moi j’attends fébrilement un autre type de missive. Oui je l’avoue, j’aimerai bien savoir ce que le CSA a décidé. Suis-je hors jeu ou pas? Pourrais-je expliquer et détailler mon projet stratégique devant les conseillers-gendarmes du PAF ou pas ? Entre nous je n’ai aucun signe qui me permettrait de le déduire ou de l’imaginer, mais il est vrai qu’avec le SNJ qui soutient ma démarche, cet objectif de l’audition était bel et bien notre désir secret. Juste pour aller au bout de ce travail sérieux, argumenté et motivé. Juste pour dire notre crainte au regard de la fragilité de l’entreprise, qui ne supportera pas une nouvelle vague de réformes sans préparation et sans objectif clairement exprimé. Au moins dire cela, au delà des propositions contenues dans le projet stratégique élaboré depuis début 2014, mais inspiré par nos expériences respectives à France 3, France Ô, France 2, et notre regard aiguisé sur l’ensemble de l’entreprise depuis un paquet d’années. Mais ce travail n’aura pas servi à rien. Il est d’ores et déjà la base de nos revendications pour la suite, et sans doute sera t-il sur le bureau du futur désigné. Je m’en charge. Et nous demanderons au nouveau président ou à la nouvelle présidente de se positionner sur les éléments de ce projet, tant au niveau gouvernance, qu’en terme de politique de l’emploi, ou encore de respect de la déontologie. Bien sur nous réclamerons l’arrêt total du projet de fusion des rédactions nationales, pour demander de réels discussions éditoriales et mettre sur pied un projet pour chaque rédaction, tout en améliorant le partage des moyens et des informations. Tout ce que nous disons depuis des années mais qui est caricaturé par une direction qui ne cherche qu’à développer ses projets funestes sans écouter les contre-propositions. Une méthode de management qu’ils appellent dialogue social qui n’a rien du dialogue et rien de social. Mais de tout ça nous reparlerons plus tard quand France Télévisions connaitra son nouveau PDG. En attendant je retourne surveiller l’arrivée du facteur, il sonne parfois deux fois…

La campagne textile elle, suit son cours et c’est tant mieux…

Merci Vincent !!!

Merci Vincent !!!

Un cliché pour un candidat (40)

Trois femmes et cinq hommes. Ce serait donc là la composition de la short-list pour les auditions du CSA. Mais rien ne filtre d’autre, concernant les noms et ça à la limite ce n’est pas le plus important. Mais ce sont les projets des uns et des autres qui intéressent, mais là rien, toujours rien. Pire encore, le président sortant ne dit rien à ses salariés de son projet pour les 5 ans qui viennent. Après 5 ans d’errance sociale, éditoriale, stratégique, on aimerait pourtant savoir ce qu’il prévoit en cas de nouvelle désignation. Mais non la procédure mise en place par le CSA permet tout et le SNJ a bien eu raison de le dénoncer dans un communiqué hier. Bien sur la crise à Radio France n’est pas du seul fait de ce mode de désignation, mais peut-être que dans un débat projet contre projet on aurait pu comprendre la crise avant qu’elle n’éclate. Et à France Télévisions, quand on connait l’état psychologique de l’entreprise, on aimerait bien se rendre compte en ayant connaissance des projets, de la dimension sociale que chacun veut y accorder. Mais je sais, je rêve tout haut. Au moins, ici, la transparence est totale, et même si l’aventure s’arrête à la porte de l’audition, je ne cesserais pas de vous informer. Moi mon combat continue à l’intérieur de l’entreprise, alors que les candidats malheureux passeront à autre chose, et seront candidats à d’autres candidatures sans que leurs projets ne sortent des cartons du CSA. Triste constat. Quant à l’heureuse élue ou l’heureux élu, qu’il sache d’ores et déjà qu’il faudra compter avec les salariés pour son aventure. Et avec moi, car moi je ne fais pas que passer.

Allez trêve de balivernes, retour de la campagne textile avec l’une des personnalités de l’histoire contemporaine de la télévision française…

Merci Marie-Laure !!!

Merci Marie-Laure !!!

Des clichés pour un candidat (39)

Le dénouement de cette campagne de succession s’approche. La semaine prochaine, les élus de la short-list devraient recevoir leurs convocations et les auditions pourraient commencer dans la foulée. Bien sur je continuerai à vous informer de la suite des évènements ici, en vous disant très rapidement si je fais partie ou non de ceux qui auront la possibilité d’expliquer leur projet devant les conseillers du CSA.

En attendant un petit coucou à celles et ceux qui ont accepté de me soutenir par textile interposé. Petite galerie de portraits pour patienter …

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