Mon projet pour France Télévisions (2)

Aujourd’hui c’est grève à France Télévisions. Pour défendre le droit de grève et soutenir des collègues menacés de sanctions dsciplinaires pour avoir, selon le PDG, mis en danger la continuité du service public. On croit rêver. Mais voilà que notre président se transforme en législateur, dirigeant l’entreprise par oukaze, et remettant ainsi en cause un droit constitutionnel. La mobilisation est forte et c’est rassurant.

En attendant, nous voilà à une semaine de la fin du dépôt des candidatures au CSA. Je vous livre, ce jour, mon projet pour l’avenir du réseau régional de France 3. Là aussi comme le projet éditorial, c’est le fruit du travail des journalistes et adhérents du SNJ. Rédigé à l’époque pour devancer les conclusions du rapport Brucy, il fait partie bien évidemment de mon projet stratégique, aujourd’hui dans le coffre-fort du CSA. Un réseau régional qui mérite beaucoup mieux que le sort que lui réserve le rapport Schwartz. Le plus grand réseau d’Europe en terme d’information est abimé depuis des années, nos propositions en font un élèment clé de l’entreprise. Bonne lecture et à demain

Avenir du réseau régional
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Un nouveau drame à France 3

Aujourd’hui j’avais prévu de diffuser l’un des éléments de mon projet stratégique, concernant l’avenir du réseau régional de France 3. Mais cela attendra, car je ne peux pas continuer cette campagne, sans évoquer ce nouveau drame qui vient de toucher les équipes de France 3 Lorraine. Un deuxième suicide en deux ans dans cette région, un de plus à France Télévisions. Un geste ultime qui plonge une fois de plus l’ensemble de l’entreprise dans un grand désarroi.
Mes premières pensées sont pour les proches de notre collègue de Nancy. Par respect pour eux et pour leur douleur, il ne faut tirer aucune conclusion hâtive de ce geste.
Mais il est  néanmoins de  ma responsabilité d’alerter les responsables de l’entreprise.
Un nouveau drame à France Télévisions, survenu dans l’enceinte d’une station, c’est un nouvel échec pour ceux qui affirment adopter la bonne attitude face aux salariés en grande difficulté.
Combien de réunions d’instances locales, régionales ou nationales, consacrées à la souffrance au travail ?
Combien de rapports d’experts avec, souvent, le même diagnostic?
Le dernier en date, piloté par le sociologue Henri Vacquin, est en cours de restitution devant les CE et CHSCT de l’entreprise. Il conforte ce sentiment, cette angoisse : les salariés de l’entreprise sont en danger. Alors, je ne me  contente plus des dénis et  des prises de conscience ponctuelles des dirigeants dans la presse .
Les salariés sont en  danger, à cause de réformes empilées, sans aucun sens, sans aucun objectif pour l’entreprise et ses équipes. Il n’y a plus de concertation, aucune recherche de l’adhésion des salariés chez ceux qui sont aux commandes et qui pilonnent, fusionnent, déqualifient, démotivent.  Avancer pour détruire sans construire… comme un bulldozer, sans regarder autour de soi. Sans admettre que la souffrance au travail est liée aux régressions professionnelles et sociales, aux injustices, aux décisions absurdes subies depuis des années à la disparition des valeurs qui fondent le Service Public. Dans le document remis au CSA, j’exprime, en préambule, mon inquiétude quant à l’état psychologique de l’entreprise. Il ne faudra pas que la prochaine équipe ajoute une réforme, sur cet édifice très fragile, car aujourd’hui en interne , les salriés se posent tous la même question.
Combien de temps devrons nous rappeler que la protection des salariés est une obligation essentielle de l’entreprise et de ses dirigeants ?
C’est à cela que devra s’atteler la nouvelle équipe, avant de vouloir réinventer la télé, ou transformer France Télévisions en média numérique, ou changer une énième fois l’organisation de la structure. Oui France Télévisions est réformable , mais pas au prix de la santé de ses salariés. Cette expression est la mienne, comme celle de l’organisation qui soutient ma candidature. Ce suicide est insupportable , ces suicides sont insupportables, tout comme l’état de souffrance général est insoutenable. Il est aujourd’hui de la responsabilité de l’actionnaire de prendre cette situation en compte, avant de vouloir nous emmener sur les chemins de l’ambition. De l’audace disait la ministre Fleur Pellerin, moi avant tout je réclame du respect pour tous ceux qui font aujourd’hui France Télévisions.

Mon projet pour France Télévisions

Comme promis, voilà donc le premier volet d’une série d’éléments dévoilant le contenu de mon projet stratégique. Des éléments qui reprennent en partie ou totalement ce que j’ai inscrit comme priorités dans le document que j’ai remis au CSA, le 9 mars dernier. Le thème du jour, bien sur me tient à cœur, puisqu’il s’agit d’éditorial. Ce document est le fruit d’un travail de fond réalisé par tous les adhérents du SNJ, pendant plusieurs mois et qui a donné lieu à la publication de la plaquette que je mets en ligne aujourd’hui. Un projet éditorial pour toute les rédactions de France Télévisions. Outre-mer, Régions, Rédactions Nationales , partout l’éditorial est fondamental. Des propositions pour que l’information de Service Public prenne corps, loin d’un concept fumeux dégainé quand on ne sait plus quoi dire, quand on veut juste essayer de se se différencier des autres. Oui une information de Service Public ça a un sens, au delà du respect de la charte d’éthique professionnelle des journalistes, ce projet est le centre nerveux de ma vision pour l’information à France Télévisions. Prenez le temps de le lire, en plus y’a des dessins, signés Rémi Malingrey.

 

Projet-éditorial-du-SNJ-France-Télévisions

Coulisses et confidences (2)

 On en apprend de belles autour de la succession de Rémy Pflimlin. D’abord, il y’a une grande impatience autour du  rapport Schwartz. On perd toujours son prénom quand on écrit des rapports. Vous savez ce rapport qui doit en fait établir la feuille de route du prochain Président de France Télévisions. Logiquement sa sortie devait intervenir avant le lancement de la procédure de candidature auprès du CSA. Et ça commence le 9 mars donc, à priori ça devrait pas tarder. A moins, qui sait, que cette feuille de route existe déjà en coulisses, pour que le candidat préféré du CSA et de l’Elysée puisse déjà s’en imprégner. Moi aussi, je suis impatient , parce que je voulais recopier le rapport Schwartz et l’envoyer au CSA, pour avoir mes chances de devenir PDG. Une jolie transparence organisée malgré tout dans cette histoire, mais en plus dans l’ombre il se passe des choses. Et sans me vanter voici une petite révélation.

Depuis des semaines des cadres de France Télévisions (Directeur Régionaux des Antennes, Administrateurs, responsables en régions et autres grands penseurs), préparent un projet pour France Télévisions. Un projet stratégique pour candidater et surtout pour protéger leurs emplois en régions. Par crainte que le projet présidentiel à venir (dicté en parti par l’actionnaire) soit un projet fermement hostile aux régions de France 3 . Donc voilà nos chers amis de l’ombre en train de rédiger un joli projet (du coup très anti-parisien et conspuant l’antenne nationale) et de chercher quelqu’un pour porter leur drapeau de rebelles d’un jour. Sauf que voilà aucun « grand nom » du PAF ne veut aller à la bataille, et surtout pas des anciens de la maison France Télévisions, maintenant installés dans le privé. Donc le projet des « cadres félons » restent pour l’instant à l’abri des regards. Le groupe préférant sans doute ne pas insulter l’avenir et surtout le prochain pouvoir à la tête de France Télévisions. Mais mon petit doigt me dit que ce projet pourrait malgré tout devenir public, ces prochains jours, anonymement et peut-être aller ainsi jusqu’au CSA. Mais si nos amis rebelles d’un jour avaient imaginé ce plan, c’est sans doute qu’ils en savent long sur le projet qui pourrait l’emporter et dessiner les 5 prochaines années du groupe audiovisuel. Une carte France 3 calquée sur la réforme territoriale ( donc moins de régions), un plan » nouvelles technologies » pour transformer le groupe en un gigantesque média numérique ? C’est ce qui se murmure avec en prime des profils de candidats qui viendraient beaucoup plus de groupe comme Orange (actuels et anciens) , que de professionnels de la télévision . Voilà pour aujourd’hui , j’irai malgré tout porter mon projet le 9 mars prochain , pendant qu’ils s’amusent et écrivent en cachette notre avenir et notre fin.

Coulisses et confidences

Là où je suis le calme règne. Idéal pour terminer la rédaction du projet que je me suis engagé à remettre au CSA, le 9 mars prochain. Autour de la succession de l’actuel président, ça frissonne de plus en plus. Au delà de ma démarche, soutenue par le SNJ, les candidats sortent du bois. Mais hier, une rumeur celle de la candidature de la numéro 2 d’Orange. Alors moi ça m’a fait rire jaune. Dans une entreprise au bord du burn-out permanent, les salariés ont plutôt besoin d’un management qui rassure, qui assure. Pas des méthodes de France Télécom/Orange même si on nous dit que ça c’était avant. Le but n’est pas ici d’attaquer les autres candidates et candidats. Non mais le choix que fera le CSA devra, en responsabilité, intégrer aussi des engagements sociaux de la part de l’élue ou l’élu. C’est bien joli de parler de révolution numérique,de réinvention,de réformes accélérées, mais attention aux unes et aux autres. Les salariés de France Télévisions n’en peuvent plus de ces empilements de changements mal construits, sans objectif, à marche forcée au mépris des personnes, et surtout pour quels résultats ? Nos dirigeants aiment à dire qu’ils incarnent le changement face à des immobilismes. Mais dire que leurs projets sont mauvais c’est de l’immobilisme, alors que nous proposons des alternatives jamais étudiées ? C’est aussi pour cela que je vais aller au bout de ma démarche en portant mes propositions au CSA. Un projet pour une entreprise citoyenne, éthique et pour une information de Service Public.

Un cliché pour un candidat

Nous y voilà !! Dans un mois destination le CSA pour déposer en mains propres, mon projet pour présider France Télévisions. A partir d’aujourd’hui démarre ma campagne visuelle, « Un cliché pour un candidat », photos et selfies de ceux qui me soutiennent en arborant le tee-shirt, symbole textile de ma démarche.

Un candidat pour défendre la télévision publique, pas pour ajouter une ligne sur un CV. Le pouvoir comme moteur pas comme finalité d’un plan de carrière.

Collègues, confrères, amis, famille, seul ou en groupe, ils s’afficheront ici et d’avance je les remercie toutes et tous. Que la fête commence !!!

Merci Audrey !!!

Merci Audrey !!!

Qui veut la mort de la télévision publique ?

 

Je n’attendais pas grand chose de la nouvelle ministre de la culture. Au moins sur ce point là je n’ai pas été déçu. Ses déclarations concernant France Télévisions ne sont que le prolongement du manque d’ambition de l’État pour sa télévision publique.

Et c’est bien sûr autour du financement que tout se joue. Quid de l’élargissement de la redevance aux ordinateurs, tablettes et compagnie? Rien…Certes élargir l’assiette d’une taxe n’est pas populaire, dans le contexte actuel, et en général. Mais pour autant la question doit se poser un peu plus sérieusement que cela, si la tutelle a l’envie réelle de défendre le secteur public de l’audiovisuel.

Même chose pour un retour éventuel de la publicité , sous certaines conditions et partiellement dans la tranche post-20H. Il n’y a pas de « tabou absolu » dira Fleur Pellerin. Comprenez ce n’est pas un tabou de vous dire qu’on en reparlera peut être pour la loi de finances 2016. En attendant pendant deux exercices budgétaires la dotation de l’État, hors redevance, continuera de diminuer jusqu’au zéro pointé en 2017.

Alors certes, le groupe est mal géré, depuis la volonté farouche de construire une entreprise unique. Une structure qui devait générer des économies et qu’on ne voit pas toujours pas venir, si ce n’est par des plans de départs volontaires qui ne sont que des plans sociaux mal déguisés. Les contribuables/téléspectateurs tout comme les salariés ne peuvent que regretter que l’argent public soit mal utilisé, et cela mérite une sanction ,en changeant massivement les équipes en place. Mais il faut surtout changer le logiciel de l’entreprise unique qui coûte et qui fait des économies sur les « cœurs de métiers », sans objectif d’entreprise.

Mais pour autant la tutelle, informée de l’état financier de France Télévisions, tout comme de l’état social et psychologique du groupe, doit prendre ses responsabilités.

A moins qu’à l’Élysée, même si la télévision publique n’est pas la priorité du moment , bien évidemment, on préfère envoyer un message clair. La télévision publique doit disparaitre.

 

Lettre ouverte aux journalistes « médias »

 

Quoi que vous pensiez de ma candidature à la présidence de France Télévisions, il me semble que nous avons au moins une chose en commun.

Le désir d’informer le plus justement, le plus honnêtement possible.

C’est pourquoi je suis étonné que dans l’ensemble des articles sur la rentrée de France Télévisions, et de fait, le calendrier de la succession de son actuel PDG, rien ne mentionne l’existence du seul candidat déclaré à ce jour pour occuper ce poste.

Que les spécialistes des médias, que vous êtes, estiment que cette démarche est anecdotique, inutile, fantaisiste ou de témoignage, peu importe.

En revanche, comme l’inscrit clairement avec caractère, la charte d’éthique professionnelle des journalistes, « nous nous devons de disposer d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations que nous diffusons et de faire en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte ».

Alors sans prétention aucune, mais avec cette vision du métier que nous partageons sans aucun doute, je vous rappelle que depuis le 22 mai 2014, oui, je suis officiellement candidat à la présidence de France Télévisions. En attendant que le CSA annonce officiellement le calendrier de la succession, les informations autour de ma démarche se trouvent en ligne à l’adresse suivante :    http://moipresidentdefrancetelevisions.org

Je ne suis pas de ceux qui sont les éternels candidats à tout, mais qui aurait le droit de décider que je ne puisse pas l’être cette fois là ? Avec un seul objectif, tout simplement, défendre la télévision publique.

Confraternellement

Serge Cimino

Journaliste à France 3

Candidat à la Présidence de France Télévisions

 

La fin du monologue social

L’amour n’existe pas, il n’y a que des preuves qui lui donnent vie. En paraphrasant cette citation, c’est bien de dialogue social dont il s’agit dans le billet du jour.

Dès le lancement par la direction de France Télévisions des nouvelles négociations de l’accord collectif (qui régit aujourd’hui l’entreprise), il y’a un point sur lequel nous, les salariés, savions que nous allions beaucoup perdre. Celui de la démocratie sociale.

Non pas de la co-gestion comme certains le disent souvent par caricature des syndicats et de tous ceux qui défendent la cause des salariés.
Les dirigeants qui rêvent aujourd’hui d’une entreprise sans instance représentative du personnel, on les connaît. Ils vont même jusqu’à dire que cela freine l’emploi ,la croissance dans certaines sociétés.
Mais bien sur , les responsables sont là, les élus du personnel sont un frein au développement économique parce qu’ils font appliquer les lois quand elles sont dévoyées par les patrons …
Le constat est là, sans exagération, il suffit de lire, d’écouter pour se rendre compte que ce dialogue social mis en avant depuis des années n’est qu’un leurre.

Mais je ne suis pas candidat à la présidentielle, alors je vais revenir à l’entreprise qui m’intéresse, France Télévisions. L’un des points clés du nouvel accord collectif entérine donc la mort du paritarisme dans cette entreprise de service public Avant les questions d’emploi, de rémunération individuelle, faisaient l’objet de débats en commissions paritaires , avec des représentants de la direction et des organisations syndicales. Depuis la signature de l’accord collectif en mai 2013 , le paritarisme est mort, la direction a consenti un droit de regard, et encore.

Pour beaucoup, et même pour un conseiller (parti depuis) de François Hollande, recevant une délégation du SNJ à l’Elysée, le paritarisme est galvaudé parce que trop comparable à de l’entre soi, lieu de marchandage, de compromis voire de compromission …
Une hallu totale …Supprimer le paritarisme c’est au contraire instaurer l’opacité complète en terme de salaires, d’emploi, de politique vis à vis des précaires, des situations sensibles en terme de mobilité professionnelle et la liste est encore longue .
Non le paritarisme n’est pas un cercle fermé où syndicats et direction s’amusent à gouverner ensemble l’espace d’une réunion.

Pendant des années j’ai été commissaire paritaire à France 3 puis à France Télévisions quand l’entreprise est devenue unique puis inique . C’était avant la signature de l’accord collectif qui enterre une partie des prérogatives des élus du personnel.

Et je peux vous dire que lors des commissions « emploi » nous avons, par exemple, sauvé bon nombre de CDD dont l’entreprise voulait se séparer .Certains cumulaient des milliers de jours de collaboration mais d’un coup de baguette magique la direction leur a dit « stop , circulez y’a plus rien à voir ». Alors ces paritaires ont joué leur rôle et beaucoup de ces CDD ont retrouvé des contrats et d’autres une place permanente dans l’entreprise.
Hélas aujourd’hui la direction qui fait de la précarité un mode de gestion a renouvelé ses erreurs et de nombreux CDD se retrouvent dans la même situation, avec en prime d’énormes dysfonctionnements dans leurs rémunérations.

Par la pression, par l’argumentation, par la menace prud’hommale, ces paritaires avaient cet avantage de porter la parole des salariés et de contrer les mauvais coups préparés par ceux qui nous dirigent .

Alors ma candidature s’inscrit aussi dans ce sillon de la restauration du dialogue social, en proposant le retour dans le champ de l’accord collectif des commissions paritaires pour l’emploi et les rémunérations individuelles et pourquoi pas de l’étendre à d’autres secteurs de décision .
Diriger une entreprise contre ses salariés ce n’est pas ma vision .Non sans angélisme aucun , on peut ,en instaurant un maximum d’instances de régulation, de dialogue, de contre pouvoir, réussir à mener son projet à bien.

Je le redis donc le dialogue social dans l’absolu n’existe pas , il faut donner des preuves …Comme en amour donc…la boucle est bien bouclée .

Comme une carte postale

Quelques mots pendant vos congés pour vous dire que l’un des buts de cette candidature est aussi de déverrouiller les choses .

Envie juste de répondre brièvement à ceux qui posent la même question depuis le 22 mai dernier, date de mon entrée en lice : « mais cette candidature est-ce bien sérieux ?  »

Sérieux quel drôle de mot !!! Ceux qui me connaissent savent que lorsque je m’engage, ce n’est pas juste pour occuper mon temps libre, mais bien parce que, oui, je suis impliqué.
A la fois dans la pratique de mon métier de journaliste, comme dans son prolongement qu’est le combat collectif à travers l’engagement syndical.
Défendre l’éthique et la déontologie au quotidien et dans les luttes avec le SNJ , c’est bel et bien complémentaire .
Et au delà de ce que certains appellent facilement du corporatisme, c’est bien une vision d’ensemble qui se construit et qui débouche sur ma candidature.
Exemplarité du service public, la formule n’est pas un ramasse miettes, bien au contraire.
– Éthique
– Déontologie
– Respect des salariés , des téléspectateurs ,de l’argent public , de ses missions galvaudées depuis des lustres par des intérêts bien trop croisés.

Quelques thèmes qui j’espère finiront par donner le sérieux que certains ne veulent pas me prêter.

Mais après tout est ce bien étonnant ? Comment prendre au sérieux un salarié qui ose affronter les grands décideurs, les grands patrons ? Qui est ce gueux qui vient frapper à la porte du pouvoir ? Qu’il reste donc à sa place et ne vienne pas déranger ceux qui se distribuent les postes depuis des décennies. Car si les modes de désignation ont changé depuis l’ORTF, en passant par Haute autorité, CNCL, Elysée et CSA, qui sort vainqueur à la fin ? Des dirigeants appelés encore à diriger et ainsi de suite. De poste en poste et d’aventure en aventure, on oublie les projets et on garde le pouvoir. Mais ça sans doute c’est beaucoup plus sérieux que ma démarche.

Sans prétention mais pas sans ambition moi je vous le dis, tout en bas de cette carte postale, les salariés eux me prennent au sérieux et c’est bien là l’essentiel .