Devoirs de vacances

En 2017 l’état va donc complètement retirer sa dotation , qui à la base se devait de compenser la disparition de la publicité après 20 heures à France Télévisions .
Vous vous souvenez la réforme annoncée sans préparation par l’ancien Président de la République , un 8 janvier 2008 , en même temps que le légendaire « avec Carla c’est du sérieux « . C’est dire !!!

Une loi sur l’audiovisuel public plus tard , France Télévisions est affaibli , comme le voulait Nicolas Sarkozy , mais par la grâce de son successeur , tout s’est aggravé…

Certes la redevance est en hausse , certes elle pourrait encore augmenter mais le manque à gagner reste inquiétant pour l’équilibre des comptes .

Le financement public ( redevance + dotation ) se chiffre autour de 2 milliards et demi d’euros au 31 décembre 2013 . Il faut y ajouter 375 millions de rentrées publicitaires , en baisse au regard de l’exercice 2012.

Mais pour autant si le gouvernement enlève ce qui peut s’apparenter à une subvention , déjà en baisse depuis 2012, au bout du compte, il va sans aucun doute manquer des sous dans les caisses fin 2014 , sans présager d’économies de fonctionnement demandées encore aujourd’hui par l’état aux patrons de l’audiovisuel public .

Alors, à la rentrée, le candidat que je suis se devra de faire des propositions de financement pour que tout cela s’installe dans la stabilité des projets et dans la pérennité de l’entreprise .

Extension de la redevance aux ordinateurs là ou il n’y a pas de téléviseurs , augmentation de cette même redevance , et bien sur programme d’économies sur les niveaux multiples de la hiérarchie et une réelle réforme de la structure de l’entreprise unique plus coûteuse qu’autre chose .

L’actuel PDV ( plan de départs volontaires ) qu’impose la direction sera sans réel effet pour l’économie de l’entreprise , mais elle en aura pour les salariés. Certaines organisations syndicales , dont celle qui me soutient, ont proposé un projet alternatif, dans lequel je m’inscris pleinement . Je vous le proposerai , amendé, à la rentrée .

Il est temps de passer aux choses sérieuses .Mon projet stratégique , que me demandera le CSA , comme l’acte fondateur de ma candidature, se prépare. Et malgré le silence des médias spécialisés, cette initiative fait son chemin . Sans bruit ….pour le moment …

Toujours seul

 

Il est certes peut-être un peu tôt. Mais à chacun son timing. Le mien est clair, je l’avais expliqué dans ma tribune le 22 mai dernier dans le journal Libération. Peser sur la future désignation du prochain Président de France Télévisions. Aujourd’hui il semble que les possibles candidats se sont donnés le mot pour dire qu’ils ne le seraient pas.

En interne Thierry Thuillier est en embuscade. Patron de l’info et chargé depuis peu des programmes de France 2, son échec autour de la réforme de l’access prime-time, ne lui donne pas la possibilité de se présenter comme l’homme de la situation. Mais sans doute, en stratège qu’il est, il semble tout autant attendre les évolutions de l’affaire politico-judiciaire autour de Bygmalion. Une affaire qui inquiète le président actuel , auditionné jeudi dernier par le juge Van Ruymbeke.

D’autres ont déjà déclaré forfait officiellement, mais l’avenir nous dira qui se découvre quand la place sera déclarée enfin vacante.

En revanche, juste un petit mot pour mes confrères qui traitent de l’actualité des médias. Oui il y’a bien un candidat déclaré à la succession de Rémy Pflimlin , officiellement depuis maintenant plus d’un mois. Il est ici entre ces lignes…

Alors juste un peu de respect pour l’un des vôtres. Peut-être ne trouvez vous pas cette candidature digne des traditionnels candidats à tout.Mais sachez qu’à minima, cette initiative est sérieuse, réfléchie et soutenue par bon nombre de salariés de l’entreprise. Le dire alors dans vos articles aurait au moins un intérêt. Informer…

Confessions médiatiques

C’est une humeur comme une autre. Un dégoût comme un autre. Quelques lignes parmi d’autres. Mais tout cela existe bien, puisque j’ai eu envie de l’écrire. Je n’avais pas aimé  DSK et sa relation inappropriée, Cahuzac et sa part d’ombre, et j’ai détesté tout autant Sarkozy et sa théorie de l’acharnement judiciaire. Entretiens-confessions organisés par des communicants qui choisissent le média pour délivrer le message calibré, les mots pesés et livrer sa vérité.

Mea culpa, aveux, charge contre des juges, à chacun sa figure imposée aux téléspectateurs et aux autres journalistes qui commentent de fait ce qu’on a bien voulu leur offrir sur un plateau. De la « com » et rien d’autre. Louable les efforts parfois pour donner le change à sa conscience et à sa carte de presse, mais finalement au bout du compte toujours cette même impression d’immense illusion d’optique. Une information déguisée et des téléspectateurs trompés, avec comme seule consolation, la conviction que leurs vérités ne se substitueront pas éternellement à la réalité des faits.

 

 

Un rapport pour rien…

 

Le Rapport Brucy est donc enfin sorti des limbes de la réflexion. Remis hier à la ministre de tutelle, il était destiné à dresser les contours d’un big-bang du réseau régional de France 3. Et..rien !!! Quelques banalités, le tout numérique comme vecteur d’information, des propositions de réaffectation de personnels, et grande idée :permettre à des journalistes de prendre l’antenne pour des actualités chaudes de chez chaudes. Sans blague , on y avait jamais pensé…

Pour le reste circulez y’a pas un rond, donc coût constant, donc direction le placard des rapports sur l’audiovisuel. Certes en creux, Anne Brucy a su entendre celles et ceux qui dénoncent les dégâts de la réforme Carolis (entreprise unique) qui a fait de France 3 un monstre difforme éloigné de la proximité, dont tout le monde se gargarise, mais sans pour autant faire ce qu’il faut pour l’instaurer.

Je ne me fais pas d’illusion et encore moins en lisant le communiqué de la ministre Filippetti qui « salue le travail accompli par Anne Brucy ». Elle poursuit en écrivant que « penser et construire l’avenir de la télévision publique dans sa relation de proximité avec les Français est une nécessité ardente dans une période où la demande de lien social se fait sentir avec acuité ». Chiche Aurélie mais on commence quand et avec quelles ressources ? La droite nous a coupé les vivres et vous êtes en train de nous couper l’eau…

Soyons sérieux,  la gauche pas plus que la droite n’a de projet pour la télévision publique, si ce n’est celui de faire des économies n’importe où et n’importe comment. Sans vision , sans idée. L’organisation syndicale à laquelle j’appartiens et qui me soutient dans mon initiative, a proposé, bien avant le rapport Brucy, des pistes pour un avenir du réseau régional. Je m’en fais l’écho ici, en interpellant à nouveau le ministère de tutelle. Il est urgent de ne plus attendre pour donner de réels moyens à la télévision publique.

Audition à l’aveugle…

Depuis hier l’information circule. Le juge Renaud Van Ruymbeke va auditionner le président de France Télévisions, dans le cadre de l’affaire Bygmalion et de son volet qui concerne de manière de plus en plus pregnante notre société.

Témoin assisté, sera le statut du PDG au début de l’audition.Qu’en sera t-il à la sortie?

Comment imaginer que dans une affaire de soupçons de favoritisme, on puisse être favoriser seul ? Après les mises en examen de Messieurs Carolis, Millot et Pascal, le tour est -il venu de faire entrer dans la danse l’actuelle direction et ses représentants ? L’ancien secrétaire général du groupe parti au ministère de la culture et donc l’actuel président du groupe audiovisuel public ?

Si le juge décidait de mettre en examen le PDG de France Télévisions, que peut-il alors se passer ? La tutelle, le CSA, le Château laisseront-ils faire sous le seul prisme de la présomption d’innocence ? Ou faudra t-il comme nous le disons souvent dans nos reportages que des politiques ou autres se retirent de leurs fonctions pour mieux se défendre ? Le temps politique, le temps médiatique sont bien différents du temps judiciaire.

Tout cela est certes fictionnesque mais diablement possible. A titre personnel, comme salarié de France Télévisions, comme journaliste traitant de la politique intérieure, comme élu du personnel, et enfin comme candidat à la présidence de France Télévisions, je pense que la situation du PDG deviendrait alors intenable.

La semaine qui s’annonce se présente donc  bien comme une semaine cruciale pour que s’ouvre peut-être une séquence inédite dans l’histoire de France Télévisions. Et c’est un acteur qui veut y jouer un rôle, et pas de figurant, qui vous le dit.

Je ne souhaite rien qui puisse encore un peu plus affaiblir l’entreprise qui m’emploie. Je ne souhaite rien qui puisse encore un peu plus ternir son image.

Mais je voudrais comme une grande majorité des salariés que France Télévisions cesse d’être associée à ce qui abime une démocratie. L’opacité, le mensonge, l’argent public dilapidé, les intérêts croisés, et d’autres choses que nous ne savons pas encore dans ce dossier aux multiples facettes.

La suite sera ailleurs, et commentée ici. L’inverse également…

Un mois pour moi

 

Il y’a maintenant un mois, dans le rubrique Rebonds de Libération, je me portais candidat à la Présidence de France Télévisions. La belle affaire. Depuis dans la presse, l’entreprise a, chaque jour, son lot de sales affaires. Mais ce billet du jour n’a qu’un but. Rappeler qu’il est possible d’imaginer une autre télévision publique. Sur le fond, mes propositions viendront, à l’approche de l’ouverture officielle des candidatures, liée sans doute plus au calendrier judiciaire, qu’au timing prévu par les textes , début 2015.

Mais je l’ai déjà écrit ici, c’est la gouvernance qui devra être réformée. Transparence dans les décisions, remise en place du paritarisme entre direction et syndicats, sanctions contre des cadres qui s’éloigneraient de l’exemplarité, respect des textes internes et des lois (discrimination de tous ordres, code du travail bafoué, dilapidation de l’argent public, etc…).

Ma candidature n’a pas pour but de saisir  le pouvoir comme une finalité mais bien d’en faire un moteur pour que la machine retrouve ses rails et avance pour lui redonner de sa superbe. Pas pour partager entre quelques-uns un pouvoir qui rend immobile, tout en traitant les opposants d’archaïques.

Au fil des mois qui me rapprochent de la campagne officielle, sachez que je travaille avec mon entourage, autour de l’élaboration du projet stratégique que me demandera le CSA pour valider ma candidature. Il y sera question d’information, de programmes, mais aussi des finances,  d’emploi, de stratégie pour le numérique, de dialogue social et de réforme des instances représentatives du personnel, dans le respect de la loi qui s’impose à toutes et à tous.

En attendant continuez à suivre ce blog, bientôt au quotidien, je vais vous parler des coulisses d’une entreprise qui a perdu le nord. Ici, en vente libre je propose quelques boussoles.

Les premiers sacrifiés

Ces derniers jours dans la presse, leur avenir n’a tenu qu’à un fil.
Celui tendu entre deux inégalités par Funambule, cette CDD anonyme qui, dans Télérama, avait crié son dégoût pour une entreprise qui abime ses précaires.
Cette société c’est France Télévisions. Et Funambule est devenue le symbole des contrats à durée déterminée, victimes depuis des années d’un plan social sourd, aveugle mais qui ne doit pas rendre muet.
Certains sont allés aux prud’hommes, pour des procès gagnés pour la plupart. Au bout du périple, des requalifications, pour d’autres un chèque comme point de non retour à la case travail. Après des années de bons et loyaux services, un jour, plus rien. Des contrats de plus en plus rares, des contrats de plus en plus courts, puis des jours ici où là, puis plus rien .
100, 200, 300, contrats, dans les différentes rédactions de France 3, le plus souvent. Et d’un coup d’un seul, le vide. Le couperet social, la fin du parcours. Merci pour tout, mais il nous faut réduire la précarité .Comprenez par là, il nous faut réduire les précaires .

Et France Télévisions depuis plus de deux ans, s’emploie à le faire avec un zèle détestable. Nombreux sont ceux qui ne travaillent plus pour l’entreprise, entre RSA et pôle emploi, quant aux autres ils ont des contrats qui ne correspondent pas à leur activité réelle, pour cause de nouvelles règles de temps de travail qui leurs sont plus que défavorables, parce que mal appliquées à leur endroit .
Mal traité, éjecté, sous payé: où est le moindre des respects pour des salariés qui font le même travail que les titulaires ?
CDD n’est pas un métier, c’est juste un statut, mais à France Télévisions c’est un fardeau.
Sans démagogie aucune, ni récupération déplacée, sachez qu’au quotidien, avec l’organisation syndicale dont je suis membre, nous n’avons de cesse de les défendre, pour que leurs droits soient respectés. Et nous ne sommes pas les seuls.
Nous sommes ( comme nous le faisons déjà ) prêts à les soutenir, si ils décident d’aller en justice, pour faire valoir leurs droits.
La précarité ne peut pas être un moyen de gestion, tant elle fragilise les précaires, jusqu’à devenir des « Kleenex », du jour au lendemain, parfois après une dizaine d’années de collaboration.
Souvent dans nos journaux, des reportages s’intéressent au désarroi des précaires. Pas la peine d’aller très loin, confrères et consœurs, regardez tout simplement autour de vous, dans vos rédactions, ils sont là, où plutôt il y’a peu, ils étaient encore là.
Inhumain, ce mot suffit pour moi à résumer, ce qui ne doit plus exister dans une entreprise et en particulier dans celle qui nous intéresse ici.
Si, dans quelques mois, je suis auditionné par le CSA, c’est un point que je n’oublierai pas de développer, pour que soient régularisés les nombreux salariés précaires, oubliés sur le bord du chemin. Avant qu’il ne soit trop tard, et pour beaucoup il est urgent d’agir .

L’Elysée lance son candidat

 

La Lettre de l’Audiovisuel révèle aujourd’hui que David Kessler, ancien conseiller audiovisuel de François Hollande à l’Elysée, serait donc candidat à la présidence de France Télévisions.

Une concurrence bien déloyale, puisqu’il me semble que ce monsieur a travaillé avec Lionel Jospin, à l’époque (1997-2002) où le cabinet du premier ministre était dirigé par… Olivier Schrameck… le président du CSA. Un conseil supérieur de l’audiovisuel en charge de la désignation du futur PDG de France télévisions…

Voilà donc le candidat de l’Elysée dans les starting blocks. Peu importe, ça me fera une émulation supplémentaire.

A croire que l’Elysée envoie son candidat au feu, pour éviter qu’un simple salarié puisse avoir réellement ses chances. Mais je ne doute pas que le CSA saura, à minima, accepter ma candidature pour laisser le représentant des salariés concourir, et donner ainsi sa vision de la télévision publique, que l’Elysée laisse dépérir depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir.

Mais patience, attendons le projet stratégique du candidat présidentiel, sans doute en rupture avec ce qui se fait depuis des années….. avec la bénédiction du pouvoir, en tout cas dans un silence plus que coupable.

 

Lanceur d’alerte

Hier, la journée a été difficile. C’était jour de Comité Central d’Entreprise. Chaque organisation syndicale y va de son diagnostic, mais il est une affaire qui domine tout. Le volet France Télévisions de l’affaire Bygmalion.

Deux syndicats ont réclamé l’ouverture d’une enquête parlementaire, une autre considère cela comme irresponsable. A chacun son linge sale et à chacun de décider ou pas de le laver en famille. Mais une chose est sûre. La tutelle doit agir.

Respecter la présomption d’innocence, ne pas confondre témoin assisté et mise en examen, ne pas mélanger suspicion et instruction, tout cela est indiscutable. Mais ce qui secoue aujourd’hui France Télévisions n’est que le début, sans nul doute, d’un futur tsunami judiciaire, qui pourrait emporter au-delà de ses dirigeants, la totalité de l’entreprise.

Votre télévision publique est aujourd’hui menacée par plusieurs maux. Les intérêts croisés, les soupçons de détournement de fonds publics, les effets pervers de l’entreprise unique devenue entreprise inique, sans parler des nombreux dysfonctionnements coupables qui jettent les salariés dans un désarroi professionnel et psychologique inquiétants. Ma candidature s’inscrit dans cette seule volonté de défendre la télévision publique, parce que ses salariés en valent tous la peine.

Ce sont des erreurs stratégiques, des sales coups politiques, et si la justice l’écrit, des fautes graves et condamnables, qui nous rapprochent aujourd’hui du mur de la honte.

A cet instant, solennellement, je pense qu’il est utile de demander que tout cela cesse. Il est utile de demander que quelqu’un siffle la fin de la triste récréation, pour que notre entreprise retrouve des équilibres nécessaires et une inévitable sérénité. Je veux bien accepter d’avoir tort à court et moyen terme. Nous en reparlerons ici, bientôt .

Je ne sais pas jusqu’où ira ma démarche, cette candidature à la présidence, mais si au moins mes mots sont des alertes, alors j’ai déjà marqué des points.

Les fossoyeurs de l’intérieur

 

Peut-être avez vous entendu parler du projet Info 2015. Pour faire simple c’est un projet de fusion des rédactions nationales de France 3 et de France 2 .Dans notre jargon les bleus ( couleur France 3 ) et les rouges ( couleur France 2) .

Ce projet initié par le directeur des rédactions sous la présidence de Rémy Pflimlin est massivement refusé par les journalistes de la rédaction parisienne de France 3.

Basé uniquement sur la maitrise des coûts, il nie toute autonomie éditoriale des deux rédactions , au profit d’une seule , celle de France 2.

Un projet qui nous dit-on s’inspire de Radio-Canada, de la RTBF , ou encore de la BBC.Seulement comparaison n’est pas raison puisque ces groupes audiovisuels ont fusionné leurs activités radio, télé, et numérique, alors qu’en la matière en France ce sont bien deux médias identiques qu’on voudrait rapprocher, fusionner avant la disparition de l’un des deux.

Un non sens éditorial au regard des identités des deux chaînes. France 2, chaine généraliste ,et France 3 chaine nationale à vocation majoritairement régionale. Avec ses défauts, certes , les journaux des bleus sont construits sur une triple logique « locale /régionale/nationale », le tout décliné entre 12H et 13H et entre 19H et 20 H. Des tranches qui ont su trouver leurs publics , avec des variations au fil du temps mais qui restent des moments privilégiés pour les téléspectateurs. Sans oublier bien sur le Grand soir 3, seul rendez vous d’information d’ 1 heure sur le service public, en dehors des émissions de débats.

Pendant ce temps là, en quête d’un access-prime time la grand-messe du 20 heures de France 2 , peine pour ne pas dire plus, à atteindre son objectif. Concurrencer le 20H de TF1.

Alors pourquoi fusionner deux rédactions plutôt que d’essayer de redéfinir des lignes éditoriales claires.
Mettre des moyens techniques en commun c’est déjà fait !
Uniformiser les matériels c’est déjà fait !
Rationaliser les organisations techniques c’est déjà fait !
Mais cela doit s’arrêter là.Les journalistes de ces deux rédactions doivent pouvoir ponctuellement travailler ensemble , mais pour leurs chaines respectives ,avec leurs angles ,leurs tons ,leurs écritures ,leurs styles .

Uniformiser le traitement de l’information serait à coup sur une défaite pour les rouges et les bleus.

Je défends le partage, et je m’oppose au pillage que veut mettre en place l’actuelle équipe dirigeante .Un partage entre les chaines, pour être plus fort, sur des évènements majeurs, c’est nécessaire dans le paysage concurrentiel actuel .Mais pour le reste respecter les identités de chaque rédaction est une question de survie, l’inverse serait une mise à mort consciente de l’information sur la 3. Elle fragiliserait l’ensemble du réseau et, de fait, aurait un impact économique définitif au regard des rentrées publicitaires majeures autour de la tranche régionale et nationale du 19/20.

 Si ma candidature trouvait une fin heureuse, alors oui je mettrais fin à ce projet funeste d’INFO 2015.